Posté le: Mercredi 28 Mai 2008 18:26 Sujet du message:
Autrefois, le peuple des éléphants vivait au bord de la rivière Sankourou.
Il avait pour roi le puissant et sage Khoro.
Un jour, le petit tisserin se posa sur la défense de Khoro et lui raconta, tout effrayé :
"Hélas, puissant Khoro ! c'est terrible ! Une foule d'êtres noirs à deux pattes est arrivée dans notre pays.
Ils possédent de drôles d'objets qui tuent.
Ils s'étendent partout et dévastent tout sur leur passage. "
Khoro sourit :
"Je connais ces êtres.
Ce sont les hommes.
Ils sont petits et ne sont pas trés forts. Leurs armes ne peuvent pas transpercer l'épaisse peau des éléphants. "
Cependant, peu de temps aprés, Khoro cessa de sourire.
Les hommes noirs n'étaient ni trés grands, ni trés forts, mais ils étaient nombreux.
Certes, leurs armes ne pouvaient transpercer l'épaisse peau des éléphants. Toutefois, une flèche bien lancée pouvait tuer un éléphant si elle le frappait à l'oeil.
Les hommes brûlaient les forêts pour en faire des champs.
En outre, une terrible sécheresse éprouvait le pays.
Les éléphants se trouvèrent aux abois.
Ils mouraient de faim et par les armes des hommes noirs.
C'est alors que le puissant Roi des Eléphants rassembla ses sujets et leur dit :
"Cette terre n'est plus bénie des dieux.
La famine et les hommes noirs nous font souffrir.
Nous devons partir d'ici.
Nous irons vers le soleil couchant.
Notre route sera droite, comme l'était jusqu'à présent notre vie.
Nous passerons sur tout ce qui se trouvera sur notre chemin, que ce soient les marécages ou les hommes noirs.
Nous sommes peut-être un petit peuple, mais chacun de nous est plus fort que dix fois dix singes.
Nous atteindrons notre but.
Il n'en reste pas moins que ce pays a toujours été notre terre.
Aussi, nous y reviendrons quelques jours chaque année, le premier mois qui suit la saison des pluies.
Ainsi, nos enfants la connaîtront, les vieux et les malades pourront y vivre leurs derniers instants. "
Ainsi parla le puissant Khoro, et il en fut comme il dit.
Le passage des éléphants ressembla à celui d'une tornade : les arbres furent arrachés, les champs piétinés, les villages détruits.
Beaucoup d'hommes périrent.
La force des éléphants était effrayante.
Cela s'est passé, il y a longtemps, trés longtemps, mais chaque année, les éléphants continuent à emprunter le même chemin pour montrer leur ancienne patrie à leurs petits et pour que les vieux puissent y mourir.
Depuis ce temps, on ne trouve plus de cadavres d'éléphants dans la forêt car ceux-ci vont mourir sur les bords de la riviére Sankourou.
Là se trouve leur cimetière bien que personne ne sache l'endroit exact.
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Posté le: Mercredi 28 Mai 2008 19:02 Sujet du message:
En ces temps-là, le ciel était sur la terre.
Il avait pour voisine une femme jeune et belle.
Mais cette femme avait l'agaçante manie d'être laborieuse.
Chaque soir, à la même heure, elle sortait son mortier de la case et pilait bruyamment.
Son pilon était long, bien long même.
Chaque fois qu'elle le soulevait, elle cognait douloureusement le plafond : c'était le ciel.
_ Pardon, ciel, peux tu me faire un peu de place?
Et le ciel se haussait d'un centimètre.
Encore un , deux puis trois coups de pilon.
_ Ah ! pardon ciel, peux tu me faire un peu de place?
Et le ciel se haussait d'un mètre.
Mais à mesure qu'elle pilait, le pilon s'allongeait et cognait toujours, et le ciel s'éloignait.
Chaque jour c'était la même scène. Le ciel résolut d'en finir.
Le vendredi soir, même coup de pilon au front du ciel, même tintamarre, et le ciel se fâcha.
_ Tenez, dit il, voici votre terre, prenez tout et surtout gardez-là !
Et le ciel s'éloigna pour toujours.
La femme demeura seule sur la terre, avec son pilon, son mortier, ses graines. Pour être moins seule, elle conçut, enfanta, et c'était, mes chers enfants, la création du monde.
Les astres, que vous verrez briller demain, dans le ciel ne sont que les plaies ou les cicatrices des coups portés à la face du ciel. _________________ STFé Facelift 197 cv de feu
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Posté le: Mercredi 28 Mai 2008 20:10 Sujet du message:
génial!!! _________________ [i][b]La peur de perdre ceux qu'on aime est si forte quand le passé refait surface, ça fait mal!
Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit.
Posté le: Mercredi 28 Mai 2008 22:36 Sujet du message:
pour Imhotep
Il était une fois....
l'Océan primordial, Noun, d'où jaillit le Dieu du Soleil, Ra .
Ce Dieu suprême, engendra deux jumeaux, Shou, Dieu de l'Atmosphère, de l'Air et de l'Espace et Tefnout, Déesse de l'Humidité.
shou et tefnout
De leur union naquirent Geb, le Dieu de la Terre et Nout, la déesse du Ciel. Malheureusement, Geb et Nout tombèrent amoureux l'un de l'autre.
Ils devinrent amants et Ra ordonna à Shou de les séparer.
Shou se glissa entre eux et les sépara.
Il projeta Nout dans les airs et elle y demeura, en appui sur ces bras et ses jambes qui devinrent les piliers du ciel.
Son abdomen, constellé d'étoiles, devint la voûte céleste.
Au dessous d'elle, Geb tentait vainement de se relever pour se rapprocher d'elle et ses efforts pour se relever sont à l'origine des plissements de la terre et des chaînes de montagnes.
Mais cette punition n'était pas suffisante pour Ra qui voulut priver Nout de porter des enfants.
Le Dieu de la Lune, Thot, vint au secours de Nout.
Il joua aux échecs avec la Lune, et gagna une parcelle de la lumière de son adversaire; cela lui permit de créer 5 jours supplémentaires situés hors du temps ordinaire et qui permirent à Nout de donner naissance à 5 enfants : Osiris, Isis, Seth, Horus l'ancien et Nephtys
Osiris
Isis
Seth
Horus
Nephtis
horus le jeune fils de osiris et Isis
anubis fils de osiris et nephtis
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Posté le: Jeudi 29 Mai 2008 7:06 Sujet du message:
Durant le mois des feuilles qui tombent, l'arbre qui donne le sucre devient couleur de sang.
Nos ancêtres racontaient que, autrefois, les hommes et les animaux voyageaient librement entre la Grande Île sur le dos de la Grande Tortue et la Terre d'en Haut, le domaine de la PetiteTortue.
Tous montaient et descendaient par l'arc-en-ciel, le pont de toutes les couleurs.
ici et là, les hommes et les animaux se promenaient et jouaient sans souci.
Afin d'éviter les guerres et les querelles, le Grand Esprit leur avait enlevé la faim et la soif.
Il faisait aussi durer les mois chauds toute l'année de sorte que les hommes n'avaient pas besoin de prendre aux animaux leur robe de fourrure.
Sur l'île de la Grande Tortue ou sur la terre de la Petite Tortue, tout alla bien pendant un nombre incalculable de lunes,jusqu'au moment où Rat, chez qui loge depuis Taoueskare, le mauvais frère, proposa de jouer à qui courrait le plus vite chez les animaux de la forêt.
C'est ainsi que Élan, Cerf, Lièvre, Loup, Cougar et Caribou prirent le départ de la course, mais à la surprise générale, ce fut Lièvre qui se classa au premier rang.
Il faut dire que Renard, pour jouer un vilain tour aux autres, avait fait placer les frères de Lièvre tout au long du parcours.
Le dernier n'eut que quelques sauts à faire pour battre Cerf qui était loin devant ceux qui avait pris le départ.
Dans cette course, Ours était juge et, comme il a la vue basse, il ne put distinguer un frère lièvre d'un autre.
Il proclama donc vainqueur celui qui avait franchi la ligne d'arrivée.
Cerf fut très fâché. Sans dire un mot, il quitta l'assemblée et, sans attendre les autres, il remonta vers la Terre d'en Haut par le pont de toutes les couleurs.
Sa conduite déplut à Ours qui le suivit pour lui faire des remontrances.
Au lieu de s'expliquer avec lui, Cerf hérissa les poils sur son dos et chargea son compagnon tête baissée.
Ours se défendit de son mieux, mais il fut blessé à plusieurs endroits.
Il aurait pu être tué si Loup, qui l 'avait suivi, n'avait pas pris sa part et chassé Cerf.
Poursuivi par Loup, qui est demeuré depuis son plus dangereux ennemi, Cerf se sauva et le sang d'Ours sur ses bois dégoulina sur les feuilles des arbres à sucre.
Depuis, tous les ans, les feuilles prennent la couleur du premier sang versé sur la Terre.
Ainsi l'a ordonné le Grand Esprit afin que les animaux se rappellent comment eux-mêmes mirent fin à la Grande Trêve et afin que les hommes profitent de cette leçon.
Et pour punir Cerf, le Grand Esprit a aussi voulu que, lorsque les feuilles rouges sont tombées depuis deux lunes, Cerf perde aussi ses bois et soit livré sans défense à Loup.
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Posté le: Jeudi 29 Mai 2008 10:01 Sujet du message:
La Croix de pierre dite croix au lyonnais, légende de Normandie
Au sud-est de la ville d’Orbec, à l’embranchement des chemins de Vimoutiers et du Sap, git depuis nombre d’années, une grosse pierre taillée à huit pans, ayant à son centre une perforation de forme carrée. C’est le pied d’une croix dont l’existence est attestée par le témoignage des contemporains. D’ailleurs les tronçons de la tige qui subsistent encore dans une maison voisine, ainsi que nous nous en sommes assuré, et dont l’un s’adapte parfaitement à l’ouverture dont nous venons de parler, ne peuvent laisser aucun doute à cet égard.
C’est cette croix qui a donné à la rue longue et étroite qui conduit à cet endroit, le nom qu’elle porte encore aujourd’hui .
Quelle est l’origine de cette croix ? quel évènement se rattache à son érection ?
Aucune histoire authentique ne pouvant le révéler la tradition orale est la seule source où nous avons dû puiser.
Nous avons donc interrogé les vieillards de la contrée, car la vieillesse qui vit de souvenirs est naturellement raconteuse. Quoique les octogénaires auxquels nous nous sommes adressé nous aient diversement rapporté ce qui leur a été transmis à ce sujet, voici néanmoins la version la plus vraisemblable :
Parmi ces ouvriers nomades qui se plaisent à parcourir le pays pour y faire, comme dit le vulgaire, leur tour de France, ceux de la ville de Lyon fréquentaient jadis plus particulièrement, dit-on, notre cité ; s’ils appartenaient à diverses professions, il paraît certain que les scieurs de long étaient les plus nombreux à cette époque.
Deux de ces derniers, bien qu’ils ne fussent unis par aucun lien de parenté, y vivaient néanmoins depuis quelques années, dans une étroite amitié et ce doux sentiment qui les rendait heureux, n’avait jamais été troublé par aucune de ces causes si graves et si malheureuses dont les funestes effets ne sont que trop fréquents de nos jours.
Malgré la différence d’âge et de caractère, autant le plus jeune était vif, gai, expansif, autant le plus âgé était calme, sérieux et réfléchi, nos deux Lyonnais n’en vivaient pas moins comme deux bons frères, en communauté et en parfaite harmonie ! Ils avaient les mêmes goûts, simples et honnêtes, également laborieux, affables, prévenants, serviables entre eux et avec tout le monde. Ils l’étaient surtout envers leurs camarades auxquels ils donnaient le bon exemple et qui savaient leur rendre justice ; aussi ces compagnons modèles jouissaient-ils à un haut degré de l’estime et de la bienveillance des habitants.
Malgré ces éminentes qualités, les deux amis avaient encouru la haine de quelques ouvriers envieux de leur bonne réputation, jaloux des sentiments affectueux que leur témoignait la population ; tant il est vrai qu’on rencontre toujours de l’ivraie parmi le bon grain.
Nos deux Lyonnais qui s’aimaient comme Oreste et Pylade, et ne se quittaient jamais, allaient assez habituellement le dimanche et les jours de fête à la campagne, chez quelques bons cultivateurs de leurs amis qui les recevaient toujours avec plaisir. Là du moins, ils pouvaient passer tranquillement ces jours de repos, sans avoir à redouter ni les embarras, ni les dangers presque inséparables des réunions publiques. D’ailleurs il leur semblait que l’air frais qu’ils respiraient aux champs les disposait mieux au travail du lendemain ; car, à cette époque, les ouvriers fêtaient le dimanche et ne chômaient pas le lundi !
Cependant, un jour, cédant aux instances de quelques camarades et contrairement à leurs goûts, ils se laissèrent entraîner à une fête de village. C’était dans la saison la plus belle et la plus chaude de l’année ; il y avait un grand concours de personnes de tout âge et de tout sexe ; mais les ouvriers d’alentour qui semblaient s’être donné rendez-vous, y étaient surtout très-nombreux. Aussi les jeux, la danse et les divertissements de toute sorte furent-ils très-animés.
Nos deux compagnons y prirent une part assez active ; mais surtout à la danse qu’ils préféraient aux autres plaisirs. Le plus jeune s’y fit remarquer par sa souplesse et sa gaîté. Ce nouveau triomphe fut un nouveau grief aux yeux de ses rivaux toujours jaloux de ses succès. L’un d’eux, plus passionné que les autres, lui chercha querelle. La préférence accordée par une jeune fille que celui-ci convoitait depuis longtemps, en fut la cause sinon le prétexte.
Violemment provoqué, le scieur de long, malgré le calme et la prudence qu’il mettait ordinairement en toutes choses, ne put se contenir cette fois. Des paroles acerbes furent d’abord échangées entre les deux adversaires. Des propos on en vint aux faits. Une rixe à laquelle prirent part deux autres ouvriers, méchants acolytes du provocateur, jeta le trouble et le désordre au sein de cette nombreuse réunion jusqu’alors si paisible, bien que si joyeusement agitée !
Cependant, grâce à l’intervention efficace de quelques sages assistants, la rixe fut étouffée et le calme se rétablit. Mais la colère comprimée de l’agresseur n’en devint que plus violente et la vengeance qu’il méditait plus acharnée !
Les deux amis eussent volontiers pris part aux réjouissances qui recommencèrent, mais la nuit approchant, ils jugèrent plus prudent de se retirer.
Ils avaient à peine fait quelques pas, que leurs ennemis, qui épiaient leurs démarches, quittèrent presque en même temps qu’eux l’assemblée et les suivirent. Ils les eurent bientôt atteints. Leurs quolibets provoquants auxquels ils ne répondirent que par le mépris, n’empêchèrent pas les Lyonnais de continuer tranquillement leur route ; mais ils se tenaient sur leur garde, bien résolus à repousser la force par la force, en cas d’attaque directe, car le courage et la force égalaient en eux la prudence et la sagesse.
Ils étaient arrivés à peu de distance de la ville lorsqu’un individu qui avait pris les devants, par un chemin raccourci, était posté là, fondit sur eux à l’improviste et frappa si violemment avec un lourd bâton le plus jeune des deux camarades, qu’il tomba à terre étourdi par le coup. Se précipiter sur l’agresseur, le désarmer et le terrasser, fut de la part de l’autre, l’affaire d’un instant ; mais les deux premiers provocateurs de l’assemblée, étant aussitôt accourus, ils se ruèrent sur le Lyonnais resté valide.
Ces trois hommes se battirent avec acharnement. Malgré sa taille athelétique et son bouillant courage, le Lyonnais ne put soutenir longtemps cette lutte trop inégale ; frappé à la tête d’un coup mortel par le lâche qui avait déjà tant maltraité son jeune ami, il tomba pour ne plus se relever !!...
Effrayés du résultat de leur sanglante victoire, les trois assassins d’origine étrangère prirent lâchement la fuite. En vain la justice déploya-t-elle contre eux toute l’activité de son zèle ; ils parvinrent à se soustraire à ses poursuites, et cet horrible meurtre resta impuni !
Quant au jeune Lyonnais qui était encore gisant, il ne fut tiré de la stupeur où l’avait jeté le coup qu’il avait reçu, que par le cri de douleur que poussa la victime en expirant !
Qu’on juge de son affliction et de son désespoir, lorsque revenu à lui, il trouva sans vie son malheureux ami.
Malgré les consolations qu’on s’empressa de lui donner et les soins qui lui furent prodigués, on ne put lui conserver les jours, tant sa douleur fut vive et profonde. Cependant, avant de mourir, il exprima le voeu que le peu d’argent qui lui restait, fruit de son travail et de ses économies, fût consacré à l’érection d’un monument expiatoire.
Ce voeu du moribond fut accueilli avec sympathie par les habitants, heureux de s’associer aux généreux sentiments qui avaient inspiré cette pieuse idée !
Une croix de bois fut donc élevée sur le lieu même du crime. En grand vénération parmi la population, elle fut surtout, de la part de la classe ouvrière, l’objet d’un culte particulier !
Le temps qui détruit tout ne respecta pas cet humble monument. Afin qu’il fût plus durable, on le remplaça par une croix en grès de Saint-Laurent quelques années seulement avant la Révolution ; mais le vertige qui bouleversa tant de têtes pendant cette tourmente, n’épargna pas notre localité : les plus effervescentes suivirent le torrent. Dans leur folie elles ne respectèrent pas même leur propre ouvrage.
La croix de pierre fut brisée par les mêmes mains qui l’avaient si religieusement élevée quelques années auparavant !!!
Posté le: Jeudi 05 Juin 2008 17:17 Sujet du message:
les protecteurs du Maghet
Maghet est une très belle vallée, située au flanc du mont Tamgak ; elle est entourée de hautes collines, qui la délimitent comme un jardin naturel.
Autrefois, la flore y était variée et les essences d'arbres très nombreuses ; l'harmonie régnait dans cette vallée enchantée : le mouflon cohabitait avec les animaux domestiques, les hyènes étaient inoffensives, et les chacals ne commettaient jamais de dégâts.
Les habitants de cette région avaient conscience de leur chance : ils n'avaient pas besoin de conduire leurs animaux aux pâturage, qui était toujours très abondant ; les bêtes partainet librement, et revenaient seules au campement le soir.
A Maghet, les gens n'abattaient pas les arbres, car ils étaient protégés par des veilleurs invisibles ; les étrangers qui passaient par là étaient obligés de se conformer aux lois de la vallée, sous peine de châtiment.
Un matin d'hiver, une famille d'étrangers arriva à Maghet, et les éleveurs voulurent couper quelques branches pour leurs animaux.
Les habitants tentèrent alors de les convaincre de ne pas le faire, mais les nouveaux venus firent la sourde oreille et se mirent à la tâche.
Ce jour-là, le bûcheron se donna un violent coup de hache sur le pied et une femme, qui secouait les branches en les cassant, reçut une épine dans l'oeil. Quant à leur bêtes, elles furent dérangées par des abeilles et toutes s'enfuirent vers d'autres cieux.
Un autre soir, un peloton du groupement nomade de l'armée arriva et trouva l'endroit propice pour y passer la nuit, car les épineux étaient chargés de fruits. L'officier français ordonna à une partie des soldats d'installer le camp ; les autres amenèrent les chameaux et coupèrent les branches.
Personne n'avait osé prévenir ces gens-là du danger qu'ils couraient, car on ne les aimait pas beaucoup d'une part, et ensuite parce qu'on savait bien qu'ils n'auraient jamais pris la menace au sérieux.
Soudain, des coups de cravache se firent entendre et les chameaux, rendus fous par la douleur de ces fouets invisibles, s'enfuirent dans une pagaille indescriptible.
Les soldats eurent le plus grand mal à rassembler les bêtes, victimes d'une terrible panique, et ils décidèrent de lever le camp aussitôt.
Les anciens disent que jadis, Maghet fut habitée par des Saints ; selon la croyance populaire, leur mémoire protège toujours cet endroit enchanté, où l'abattage des arbres reste impossible, protégés qu'ils sont par des gardiens invisibles. _________________ STFé Facelift 197 cv de feu
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Posté le: Jeudi 24 Juillet 2008 12:34 Sujet du message:
Sahara et autres déserts
Les chameaux à contre-jour,
Dans le lointain,
Entre les collines de sable du désert…
Bédouins et touaregs se le partagent !
Et les traces que laissent
Les sabots des dromadaires
S'effacent au moindre vent !
Toujours, ils retrouvent leur chemin :
Je les admire !
Dépourvue du sens de l'orientation,
Je me demande comment ils mémorisent
Ce sablonneux territoire !
Ils résistent aux tempêtes,
Drapés, narines couvertes,
Aspirant au repos de l'oasis !
Le prodige du cinéma et de la photo
Offrent à nos yeux ces images somptueuses
Qui ôtent au désert son sens unique
De solitude désolée.
Invitation au voyage,
Teintée de magie et de crainte !
Monde en rupture avec notre quotidien,
Dépaysant appel du large !
La terre n'a pas fini de receler
Des trésors de paysages !
Posté le: Mercredi 06 Août 2008 15:04 Sujet du message:
La légende de la rose des sables…
Dans le lointain désert, là ou seul règne le sable fin,
Un Sultan surnommé « Ben haffen » est à la recherche des portes du palais de sable.
En parcourant les dunes sous le soleil brûlant, après des jours entiers passé à marcher sur ce long tapis sablé,
une tempête se lève et se dirige vers lui.
Assoiffé, meurtrit par les blessures du sable le fouettant, à chacun des ses pas,
« Ben haffen tente de s’éloigner, porté par la fatigue, il s’écroule.
A cet instant, cette tempête s’ouvre en deux, on peut y apercevoir une silhouette.
D’un geste remplis de douceur, la silhouette dépose une gourde d’eau au pied de cet étrange voyageur.
Puis, tout en reculant, la tempête de nouveau se reforme, tandis que la silhouette disparais au milieu du tourbillon de sable qui s’éloigne aussi vite qu’elle est venue.
Après ce long sommeil, le sultan se réveil.
La faim lui tiens au ventre, et c’est alors qu’il trouve la gourde,
très assoiffé il l’ouvre avec grande maladresse et laisse échapper quelques gouttes,
à sa surprise, les quelques gouttes tombées au contact du sable se mettent à durcir et prennent une jolie forme.
Le sultan la ramasse et l’enfourne dans son sac,
puis décide de comprendre comment cette petite roche est sorti du sable,
il laisse donc s'échapper d’autres gouttes
et de nouveau une chose prend forme,
il la ramasse et se dit :
« en route, je dois trouver le palais ».
D’un pas assuré, ayant repris un peu de force, il continu d’avancé dans le chemin des dunes.
Au bord de l’épuisement, le sultan découvre une étendu d’eau, il s’en approche, et d’un coup d’œil entre voit une porte si grande et haute que l’on pourrait croire qu’elle touche le ciel.
De là, sort une silhouette qui ressemble étrangement à cette inconnu qui à déposer l’eau.
Il avance et comme signe de paix ne trouve rien à offrir, que cette étrange petite roche pousser du désert.
L’inconnu lui dit « comment appel tu ceci ? »
Le sultan réfléchit quelque seconde puis dit :
« je vous présente ‘la rose des sables’ »
De retour chez lui après un voyage inverse, il se présente au village et présenta sa découverte à son peuple en disant:
« je vous présente ‘la rose des sables,
Celui qui m’apportera une plus grande que celle-ci prendra la main de ma fille »
C’est ainsi que les roses des sables envahit nos villes. _________________ STFé Facelift 197 cv de feu
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